Le paysage urbain congolais, autrefois symbole de modernité, se retrouve aujourd’hui encombré par un réseau aérien de câbles à fibre optique anarchique. Une situation qui n’a pas manqué de susciter l’inquiétude de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (ARPCE). Fin mars 2025, l’ARPCE a donc réuni les principaux acteurs du secteur, notamment Congo Télécom, GVA (CanalBox) et Silicon Connect, afin de trouver des solutions concrètes à ce problème.

Mutualisation et solutions structurantes

L’une des pistes privilégiées lors de cette rencontre a été la mutualisation des infrastructures. Une approche jugée efficace pour limiter la prolifération des câbles dans les rues et artères des villes congolaises. Plusieurs décisions structurantes ont été prises, applicables immédiatement ou à court terme : mise en faisceaux des câbles par opérateur, rapprochement des points de branchement vers les abonnés, enfouissement des câbles lorsque cela est techniquement possible, et soumission de plannings d’assainissement à l’ARPCE.

Un effort concerté

Le régulateur, de son côté, a insisté sur la nécessité d’une co-régulation avec l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Énergie (ARSEL), en impliquant également les collectivités locales. Benjamin Mouandza, directeur des réseaux et services de communications électroniques à l’ARPCE, a rappelé les enjeux d’un développement numérique respectueux de l’environnement urbain : « la superposition désordonnée des câbles aériens nuit à l’esthétique des villes, dégrade la qualité du paysage urbain et constitue un obstacle à la circulation ».

Vers une coopération intersectorielle

L’ARPCE a également annoncé la signature imminente d’un accord de collaboration avec son homologue du secteur de l’énergie. Une coopération qui permettra de mieux encadrer l’utilisation des infrastructures de transport de la société Énergie Électrique du Congo par les opérateurs télécoms. Une réunion d’évaluation des actions prises sera tenue « sous peu », a précisé Benjamin Mouandza.

Transparence et sécurité dans les communications mobiles

Par ailleurs, le 27 mars 2025, l’ARPCE a reçu les opérateurs de téléphonie mobile. Les débats ont porté sur la transparence et la sécurité dans les communications électroniques, avec un accent particulier sur la portabilité des numéros et la mise en œuvre du préfixe « zéro », des projets jugés « structurants » pour développer le marché des communications électroniques au Congo et se conformer aux exigences de l’Union Internationale des Télécommunications (IUT).

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